Accueil
À Propos
Présentation
Historique
Activités
Agenda
Loisirs
Hébergement /
Restauration

Hôtels
Restaurants
Chambres d'hôtes
Camping
Patrimoine
Musée
Train ASD
Temple, cure
Auberge
Scierie
Contact
Plan / accès
Comité SDVE
Liens
L'anecdote

Les piquets du diable
Comme le diable pouvait nuire aux gens, au bétail, aux constructions nouvelles, il s'agissait de se mettre à l'abri de ses coups et de ses ruses.

A Ormont-Dessus, vers l'an 1400, avant qu'on se décidât pour l'emplacement du temple actuel, la légende rapporte que trois piquets furent plantés dans trois endroits différents: l'un aux Jans, l'autre aux Thomasseys et le troisième sur la rive gauche de la Grande Eau, au pied du Rachy.

«Le dernier des piquets qui restera, avaient dit les conseillers d'alors, nous indiquera le lieu où nous devrons élever notre église. Ce sera la preuve, à coup sûr, qu'à cet endroit du moins le diable n'y peut rien».

Qu'arriva-t-il ? Le piquet des Jans tomba le premier par un coup de vent, celui des Thomasseys tomba ensuite, et malheureusement celui qui resta debout le dernier fut le seul planté «au revers de la vallée», dans l'endroit le plus défavorable, appelé dès lors Vers-l'Eglise. Il fallait bien que le diable s'en mêlât pour faire un choix pareil.

Ce temple et la cure qui l'avoisine sont si singulièrement placés au point de vue soleil qu'un paroissien me disait un jour: «Enfin voilà ! pour ceux de Vers-l'Eglise, il faut encore qu'ils fassent attention pour voir le soleil; là, il n'en est rien de trop d'être deux: l'un pour le voir lever, l'autre pour le voir coucher, encore n'est-ce pas bien sûr de ne pas le manquer !... En tous cas, M. le pasteur peut prêcher, le jour de Noël, du soleil levant au soleil couchant sans risquer d'être jamais trop long !»

A. Cérésole, Légendes des Alpes vaudoises